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Chauffeur de taxi et Uber : Pourquoi la guerre est déclarée ?

Marseille, Nice, Paris : c’est partout la même chose, les Uber et les chauffeurs de taxi sont comme chiens et chats ! Quelle est la raison de cette guéguerre ?  On fait le point.

Que reprochent les chauffeurs de taxi aux Uber?

Le bras de fer qui oppose les chauffeurs de taxi aux Uber ne date pas d’hier. De Paris à Marseille en passant par Nice et Lyon, les chauffeurs de taxi et les chauffeurs particuliers se sont lancés dans un conflit de territoire. Les chauffeurs de taxi déclament les chauffeurs particuliers comme des concurrents qui se sont approprié de manière déloyale le monopole des taxis avec leur application mobile. D’après la loi Thévenoud votée en octobre 2014, il est interdit de proposer une prestation de transport routier sauf pour les VTC et les chauffeurs de taxi. De nombreux préfets ont d’ailleurs posé leur veto sur la mise en place de ce type de services dans leur département. C’est notamment le cas dans le Bas-Rhin et en Gironde. Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports a récemment rappelé que le non-respect des règles est passible d’un emprisonnement de 2 ans, assorti d’une amende de 300.000€. Les conducteurs quant à eux, encourent un emprisonnement de 1 an, assorti d’une amende de 15.000€. À ces peines s’ajoutent la confiscation du véhicule et la suspension du permis.

Qu’en dit le gouvernement ?

Il y a actuellement près de 420 procédures contre des conducteurs Uber sont en cours, cela inclut les chauffeurs qui utilisent des applications concurrentes telles que Djump ou Heetch. Rien que dans la capitale, une centaine de condamnations ont été prononcées, mais pour les chauffeurs de taxi, cela ne suffit pas, il faut des sanctions plus sévères. Ils demandent à ce que la loi soit mieux appliquée et que les contrôles deviennent plus régulières.  Les chauffeurs de taxi des grandes villes de France demandent également à ce que toutes les applications mobiles qui font la promotion de travail clandestin soient supprimées.

Pour rappel, contrairement aux chauffeurs de taxi, les chauffeurs Uber sont des particuliers qui ne paient pas de cotisations et qui ne sont pas soumis aux impôts. Par ailleurs, ils n’ont pas suivi les formations obligatoires comme c’est le cas avec les chauffeurs de taxi et les VTC. Enfin, les chauffeurs particuliers n’ont pas de licence qui régularise leur activité. Bref, les tensions ne sont pas sur le point de descendre et les chauffeurs de taxi attendent l’application d’une nouvelle loi pour les protéger de ces concurrents déloyaux pour cette année.