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Le drone taxi : une concurrence pour les taxis ?

On en avait déjà entendu parler il y a de cela quelques années, mais on ne pensait définitivement pas que cela viendrait aussi vite. C’est une firme chinoise qui a osé ce pari étonnant et d’après ce qu’il se dit, le fameux drone Ehang 184 dévoilé lors du dernier CES 2016 sera opérationnel dès cet été.

La nouveauté du CES de Las Vegas 2016

Le CES de Las Vegas 2016 a permis de faire des découvertes incroyables, dont le fameux drone Ehang 184, crée par une firme chinoise et qui va couvrir l’état de Dubaï dès l’été prochain. Pour rappel, le drone Ehang 184 fonctionne sous pilote automatique et ne peut accueillir qu’une personne. Il permet de faire un trajet, d’un point A vers un point B, en seulement quelques minutes, et ce par la voie des airs. C’est l’émirat de Dubaï qui inaugurera cet appareil exceptionnel dès le mois de juillet et d’ailleurs, elle s’est mise pour objectif de s’équiper de 25% de véhicules autonomes d’ici 2030.

Pour ce qui est de ses performances, le drone taxi évolue à 100km/h, et ce, à plus de 300m d’altitude. Elle peut ainsi boucler un trajet en une vingtaine de minutes, durée maximale de son autonomie de vol. Un contrôle au sol gère les déplacements et un système d’évitement devrait être rajouté afin d’éviter les éventuelles collisions. Avant que ces véhicules autonomes puissent réellement fonctionner, il faudrait encore apporter quelques modifications.

Un modèle pilote opérationnel dès juillet

L’émirat de Dubaï devra également revoir sa législation avant que ces types de véhicules puissent survoler son ciel comme dans le reste des pays du monde. Par ailleurs, il faudra mettre en place une autorité de la régulation du trafic. La mise en place de telles mesures devrait en effet aider à réguler la fabrication et la mise en vol de ces types de véhicules. Si ce premier projet pilote vient en effet à présenter des atouts alors, il se peut qu’une dizaine d’autres appareils voient le jour dans les années à venir, ce qui risque d’engorger rapidement l’espace aérien.

Pour l’instant, on attend de voir ce que va donner ce premier modèle pilote, mais quoi qu’il en soit, la création de tels appareils ne devrait pas inquiéter les chauffeurs de taxi classique, car ils sont loin de se poser comme des concurrents directs. De plus, les premiers modèles devraient s’envoler pour Dubaï et il faudrait encore des années avant qu’ils ne foulent le ciel européen.