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Taxi et Uber : vers la location de licence ?

Si en France, les taxis et les Uber n’ont pas encor trouvé de terrain d’entente, à Montréal les choses ne sont pas mieux. En effet, plusieurs membres de l’industrie du taxi se sont levés contre l’entreprise Uber et souhaitent que ces derniers louent désormais des licences pour pouvoir continuer à rouler dans la ville.

Les actions menées pour mettre en place une certaine équité

La coalition qui s’est formée à Montréal compte près de 8000 chauffeurs de taxi.  La semaine dernière, le groupe a déposé sa requête auprès du gouvernement Couillard, le but de la manœuvre étant d’arriver à mettre en place une certaine équité dans le secteur des services de transports urbains.  La demande concerne le fait de rendre obligatoire la licence à tous les chauffeurs de taxi et de forcer les chauffeurs Uber à louer des licences, à la journée ou à la semaine pour pouvoir continuer à exercer dans la ville de Montréal.  La chute de la valeur des permis a déclenché la fureur des chauffeurs membres de la coalition. Ils espèrent une certaine homogénéité dans le métier et la mise en œuvre de cette requête devrait simplifier le retour à un niveau décent. Pour rappel, la valeur des licences est aujourd’hui de 80.000$.

La question de la licence : un sujet qui fâche

Certains chauffeurs, ne sachant plus comment s’en sortir, ont choisi de prendre une hypothèque sur leur maison pour s’offrir une licence et d’autres qui n’arrivent pas à vendre le leur. La situation actuelle est telle que les chauffeurs commencent à s’insurger. À cela s’ajoute le fait que les chauffeurs d’Uber n’aient pas besoin de licence pour circuler dans les rues de Montréal alors qu’ils sont payés bien plus grassement que les chauffeurs de taxi. La coalition souhaite ainsi réduire les écarts entre les deux métiers et instaurer une certaine équité sans pour autant vouloir entrer en guerre contre l’entreprise californienne.

Location de licence : bonne ou mauvaise idée ?

Une question est tout de même restée en suspend : quel sera le prix de la location ? Les membres de la coalition énoncent que le prix sera établi de manière équitable, car l’idée est de protéger la valeur des licences. La porte-parole de la coalition énonce ainsi un coût de location à 300$ la semaine et 30 à 40$ par jour, mais pou d’autres, il serait plus sage de proposer un prix centralisé, fixé par le gouvernement ou par le bureau de taxi de la ville de Montréal. On attend ainsi le fin mot de l’histoire, mais jusque-là, les Uber et les taxis devront essayer de cohabiter dans les rues de Montréal.