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Taxis et VTC : bientôt un examen d’entrée commun ?

Dans le cadre de la loi Grandguillaume, le gouvernement prévoit de décréter la mise en place d’un nouvel examen d’entrée commun aux postulants de chauffeurs de VTC et de Taxis. À qui profiterait cette nouvelle mesure ?

Un examen commun pour les Taxi et VTC

Récemment, l’application de la nouvelle législation de Copenhague a entraîné le retrait d’Uber au Danemark. C’est au tour de la France de revoir ses lois et de se lancer dans une nouvelle mesure visant à améliorer les relations entre les taxis et les véhicules de transport avec chauffeur (VTC).

Aussi, les postulants aux deux professions pourraient dès la fin du mois, passer un nouvel examen commun avec les mêmes épreuves pour les deux métiers. Il convient de rappeler que ces nouvelles mesures entrent dans le cadre de la mise en place de la loi Grandguillaume votée en décembre 2016 dans le but d’améliorer les relations entre taxis et VTC.

Des examens théoriques et pratiques pour les inscrits

Lancés par les chambres des métiers et de l’artisanat, les examens se composent d’épreuves théoriques et pratiques et devraient aider à placer les deux professions sur un pied d’égalité. Pour accéder à l’épreuve théorique d’admissibilité et l’épreuve pratique d’admission, les candidats devront désormais payer des frais de 195€. Ils devront également présenter un véhicule qui répond aux exigences techniques.

En ce qui concerne le contenu des examens théoriques, des questions portant sur la  sécurité, la réglementation du secteur, la gestion ainsi que la capacité d’expression et de compréhension en français et en anglais seront proposées. Il se dit également qu’un module spécifique d’une durée d’une cinquantaine de minutes pour chacune des deux professions sera rajouté afin d’évaluer les connaissances des futurs chauffeurs sur leur profession.

Une nouvelle loi qui profite aux taxis ?

L’épreuve pratique quant à elle, s’apparentera à une mise en situation où les candidats pourront profiter d’un GPS au lieu de la carte qui requérait la connaissance des itinéraires. Chaque candidat sera encadré par deux examinateurs, une requête qui aurait été déposée par les représentants des chauffeurs VTC afin d’assurer l’impartialité de l’examen. En effet, il semblerait que les chambres des métiers penchent plus pour les taxis que pour les VTC.

Si la nouvelle mesure semble ravir les chauffeurs de taxi, l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous du côté des VTC. Comme les exigences sont de plus en plus élevées, il leur sera désormais bien difficile d’exercer leur activité.