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Vélos taxis : la guerre de territoire continue

Français, Bulgares et Roumains se battent actuellement le territoire pour le business du vélo-taxi dans la capitale française. Les tensions montent et la police n’arrive pas à régler le problème. Entre règlementation peu claire,  statuts non conformes et manque de régulation, la guerre qui oppose les conducteurs des vélos taxis ne trouve pas d’issue.

Le manque de règlementation

Le business des vélos taxis n’est pas encore bien règlementé et c’est ce qui fait que les conducteurs sont encore trop nombreux à jouer au chat et à la souris avec la police. Ces taxis hors du commun conduisent les touristes d’un haut lieu parisien à un autre et pour pouvoir exercer, les conducteurs doivent disposer d’un tricycle muni d’une banquette répondant aux normes de sécurité. Du côté administratif, les conducteurs doivent avoir le statut d’auto-entrepreneur et une assurance responsabilité civile.  Cependant, ce ne sont pas tous les conducteurs de vélos taxis qui sont en règle et ils sont d’ailleurs nombreux à fuir à l’arrivée de la police.

Le concept des vélos taxis est des plus intéressants, mais les questions de règlementation sont encore trop floues. Ils sont plus de 300 à circuler dans la ville, mais ne peuvent pas stationner dans les parkings ni devant les sites culturels et touristiques. Pour rappel, ils peuvent écoper d’une amende pouvant aller jusqu’à 135 € s’ils stationnent au-devant des monuments touristiques.  Les questions de sécurité ne sont pas non plus prises en compte et l’encombrement de leurs engins sur la chaussée laisse les agents de circulation perplexes.

Des territoires mal définis

Les territoires des vélos taxis ne sont pas définis alors que les acteurs sont nombreux. Le centre touristique de Paris est très prisé et c’est une vraie guerre de clan qui s’y déroule.  Les Bulgares ne se mélangent pas avec les Français et les Français ne se mélangent pas avec les Roumains. Si les Bulgares travaillent du côté de la Concorde et du haut des Champs-Élysées, les Français préfèrent s’établir au Louvre et devant la cathédrale Notre-Dame. Si les Bulgares et les Français ont réussi à établir un rapport cordial, ils ne supportent pas les Roumains qui selon eux, salissent la réputation des vélos taxis. Derniers arrivés sur le marché, les Roumains sont basés au pied de la tour Eiffel et se remarquent par leurs vélos taxis qui ne répondent pas toujours aux normes de sécurité.

Pour réguler le secteur, il est important d’établir une régulation des vélos taxis et de déterminer les territoires de chaque clan. Il faudra également que les vélos taxis indépendants respectent les règles établies à savoir un numéro de licence, une charte et des places pour stationner, avant de se lancer dans l’activité.